[Critique] Les gardiens de la galaxie 2 de James Gunn

[Critique] Les gardiens de la galaxie 2 de James Gunn

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Après l’énorme succès critique et commercial assez inattendu mais amplement mérité du premier volet des “Gardiens de la galaxie” en 2014, le second était forcement attendu au tournant. Le réalisateur James Gunn retourne derrière la caméra pour poursuivre les aventures de nos antihéros délurés préférés. Un agréable moment mais dont l’effet de surprise a disparu.

Musicalement accompagné de la “Awesome Mixtape vol.2”, ceux que l’on appelle désormais les Gardiens de la galaxie poursuivent leurs aventures à travers le cosmos. Ils doivent batailler sec pour rester unis alors qu’il découvrent les mystères de la filiation de Peter Quill alias Star-Lord. Les vieux ennemis vont devenir de nouveaux alliés et de nouveaux personnages vont venir aider nos héros et continuer à étendre l’univers Marvel.

On prend les mêmes et on recommence… Fois deux !

Avec 773 millions de dollars de recette dans le monde, le premier opus fut bien entendu un énorme succès. Fort est à parier que le second fera donc au moins aussi bien. Premier film du Marvel Cinematic Universe de l’année – en attendant “Spider-man : Homecoming” le 12 juillet et “Thor : Ragnarok” le 25 octobre – “Les Gardiens de la galaxie 2” était l’un des films les plus attendus de l’année et le succès a donc toutes les chances d’être au rendez-vous. Le réalisateur de “Super” reprend les ingrédients du précédent et nous transporte à nouveau dans un space-opéra complètement fun, avec des répliques délirantes, des effets spéciaux époustouflants, mais dont l’effet de surprise a complètement disparu.

En effet, si l’on prend un réel plaisir à retrouver nos antihéros en manque de sérieux, le réalisateur nous laisse une impression de déjà-vu, en insistant un peu trop sur les éléments qui ont fait du premier volet sa réussite. Comme si James Gunn avait eu peur qu’on lui reproche de ne pas en avoir ajouté. Cela nous rappelle qu’avec Marvel, il en faut toujours plus.

Un scénario porté sur la famille

Comme le premier du nom nous avait laissé sur notre faim au sujet du père de Star-Lord, il fallait nous donner des éléments de réponse. C’est chose faite ici puisque le fil rouge du film n’est autre que la famille. De fait, cela se ressent légèrement sur l’histoire globale mais permet de livrer un scénario plus intimiste. En effet, aucune véritable avancée dans l’univers « Avengers » n’est à noter. Exit les pierres d’infinité mais au contraire un approfondissement des personnages est à signaler. Dans cet épisode, le passé familial de Peter Quill resurgit puisque Ego, son père, fait son apparition. Celui ci est interprété par un Kurt Russell toujours aussi classe. Une relation père-fils se créée mais sera malheureusement un peu niaise par moments.

Le passé psychologique est donc un élément principal, tant pour la relation entre Gamora et Nebula que pour celui que l’on ne doit surtout pas appeler raton-laveur : Rocket. Les interventions de Drax, personnage un peu moins en vue en 2014, sont ici nettement plus présentes et reste toujours agrémentées de répliques pointues et hilarantes. Enfin, Baby Groot, aussi mignon que drôle, est en réalité le lien le plus précieux entre les différents protagonistes, s’affirmant encore plus comme une véritable famille. En d’autres termes : « We are Groot ! ».

Un agréable divertissement

Malgré quelques longueurs, le film est un véritable divertissement. Un génial générique d’ouverture à l’humour féroce qui avait tant plu dans l’épisode précédent nous fait pousser un large sourire et nous informe que nous allons passer un bon moment. Des scènes d’actions pleines de panache, des décors colorés splendides et la découverte de nouveaux personnages alimentent ce nouvel opus. Tout cela porté par une bande originale une nouvelle fois hors-norme, où l’on retrouve notamment Fleetwood Mac, Electric Light Orchestra, Georges Harrison, Sam Cooke ou encore les funky Parliement.

Même si une impression de “on prend les mêmes et on recommence” laisse un léger goût amer une fois le générique terminé, le film surfe parfaitement sur la réussite du premier et ne perd pas pour autant son côté fun disjoncté sur fond de musique pop.

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