[Critique Série] Death Note

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Shonen manga culte écrit par Tsugumi Ōba et dessiné par Takeshi Obata, « Death Note » va prochainement connaître une nouvelle adaptation avec le film Netflix réalisé par Adam Wingard, cinéaste atypique à qui l’on doit notamment « Blair Witch » et « V/H/S ». En attendant, en bon néophyte que nous sommes (oui, on le sait, c’est moche…), nous avons décidé de nous plonger dans la version animée de cette oeuvre. Voici notre avis.

Ne nous voilons pas la face, l’univers de « Death Note » est fascinant. L’histoire de cet étudiant qui tombe sur un cahier lui permettant d’inscrire les noms des personnes qu’il souhaite faire disparaître du monde des vivants nous projette, dès le premier épisode, dans une profonde dualité entre moralité et justice. Peut-on se prendre pour Dieu et avoir un droit de vie et de mort sur tout un chacun ? Une interrogation dont les réponses sont d’autant plus compliquées que le personnage principal, Light Yagami, décide de n’éliminer que des criminels. Du moins, dans un premier temps… Car comme le dirait si bien l’oncle Ben de Peter Parker, « de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités ». Et osciller entre le bien et le mal pour finir par perdre totalement pied est si vite arrivé. Une réflexion passionnante qui nous oblige constamment à remettre en cause nos idéologies. Et nous, que ferions-nous si nous tombions sur un Death Note ?

Kira vs L : un duel d’anthologie

Outre cette psychologie des personnages parfaitement maîtrisée, « Death Note » est également l’occasion d’apercevoir l’une des traques les plus passionnantes du petit comme du grand écran, du monde des séries « classiques » comme de l’animé : Kira et L. Le premier est le « nom de scène » de Light Yagami. Le second, le nom d’emprunt de la personne chargée de le traquer. Les deux hommes étant aussi intelligents l’un que l’autre, la chasse prend rapidement des allures de batailles d’ego, chacun rivalisant d’ingéniosité pour contrer les plans de son adversaire. Et quand les deux hommes sont contraints de collaborer ensemble, l’affrontement devient aussi jubilatoire que celui entre Sherlock Holmes et son Némésis, Moriarty.

Une seconde moitié de saison très en dessous de la première

Malheureusement, dès l’un des tournants scénaristiques atteints, « Death Note » perd quasiment tout intérêt. On est toujours curieux de ce qui va bien pouvoir advenir de Light Yagami et de découvrir si, oui ou non, il va pouvoir s’en sortir ad vitam aeternam, mais dans l’ensemble la narration perd en intensité. Voire en crédibilité. On se croirait presque devant une mauvaise série à suspense où les scénaristes, obligés de maintenir une certaine tension, sont prêts à sortir tous les twists possibles et imaginables de leur chapeau, quitte à basculer dans la caricature. Et à intégrer de nouveaux personnages certes charismatiques et légitimes pour l’intrigue mais qui tombent comme un cheveu sur la soupe. Résultat : le déception pointe le bout de son museau, très vite rejointe par l’ennui.

Que retenir de cet animé ? Si on s’en tient à sa première partie, « Death Note » est un chef-d’oeuvre. Ni plus, ni moins. Seulement voilà, il y a cette seconde partie qui dérange… Si, comme nous, vous avez tardé à découvrir ce manga et que vous commencez à peine sa projection, on tenterait bien de vous encourager à ne regarder que jusqu’à la moitié. Mais on vous connaît, vous n’allez pas pouvoir abandonner en cours de route. Et vous auriez parfaitement raison de ne pas nous écouter. Vérifiez par vous-même et n’hésitez pas à nous dire en commentaires si oui ou non vous avez été déçus par la seconde moitié de « Death Note ».

COMMENTAIRES

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    […] « Death Note », La Critiquerie continue sur sa lancée « manganesque » et s’attarde […]