[Critique Série] Marvel’s Iron Fist – Saison 1

[Critique Série] Marvel’s Iron Fist – Saison 1

Quelle montre choisir lorsque l’on porte un costume ?
[Critique Série] 13 reasons why – Saison 1
[Critique] Ce qui nous lie de Cédric Klapisch

Après deux excellentes saisons de « Daredevil », la surprenante « Jessica Jones » et le décevant « Luke Cage », Netflix dévoile sa nouvelle série super-héroïque, « Iron Fist ». Et d’après les critiques, celle-ci est une catastrophe, un raté total. Nous avons voulu en avoir le coeur net et avons tenu à regarder l’intégralité de la saison 1. Verdict.

Comme le dit si bien le proverbe : « il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ». Sage décision. Un autre clame en revanche « qu’il ne faut pas crier victoire trop vite ». C’est tout aussi vrai et, dans le cas de cette nouvelle série Netflix, cet adage mérite une place de premier choix au sein de notre esprit. Car si le premier épisode de « Iron Fist » frise effectivement la catastrophe (mise en scène à côté de la plaque, acteurs vraiment peu crédibles, combats mal chorégraphiés et mous…), la suite des aventures du va-nu-pieds Danny Rand se laisse agréablement regarder. C’est creux, ça manque de pep’s et ce n’est clairement pas au niveau de trois autres séries Netflix centrées sur les super-héros Marvel, mais le divertissement est au rendez-vous. Dès lors, pourquoi tant de haine envers cette série ? La réponse est malheureusement claire comme de l’eau de roche.

« Iron Fist » est effectivement un énorme loupé

Dans le paragraphe ci-dessus, nous avons sciemment oublié de vous spécifier une donnée capitale : après le premier épisode, le divertissement est certes présent mais pas jusqu’au treizième (et dernier) épisode. Plutôt jusqu’au cinquième. Allez, sixième pour être clément. Ensuite, Danny Rand et sa joyeuse bande d’idiots au charisme de cucurbitacée lassent et énervent par-dessous tout. La faute à un scénario écrit à la va-vite qui n’a ni queue ni tête, des dialogues dignes d’un enfant de quatre ans et un casting totalement à la ramasse. Si « Luke Cage » ne nous avait pas spécialement emballés, il avait au moins le mérite de proposer un univers Jazzy et Soul travaillé et des acteurs aussi sympathiques que crédibles et charismatiques (l’acteur oscarisé pour son rôle dans « Moonlight », Mahershala Ali, en tête). Ici, rien ne se passe. Les twists sont attendus dès le second épisode, l’univers de l’Iron Fist est d’un ridicule déconcertant et, de fil en aiguille, la mise en scène s’empêtre dans des démonstrations de style catastrophiques qui ne sont pas sans rappeler certains nanars emblématiques. Notamment avec un certain Chuck Norris. Au moins, avec l’inoubliable Walker Texas Ranger, le second degré permanent permettait de sauver la mise…

Iron Fist, le super-héros de trop ?

C’est à se demander si Netflix avait le pistolet sur la tempe durant la réalisation de cette première saison. Ou alors aucune envie (et peut-être pas que ça à faire après tout) de s’en occuper. Seulement voilà, « Defenders » arrivant à grands pas, il fallait bien introduire le dernier membre de cette ligue des justiciers. Quitte à le bâcler. C’est la sensation qui domine à la fin de cette saison 1 de « Iron Fist ». Les choix d’acteurs sont douteux (Finn Jones est un mauvais comédien et ses petits camarades de jeu ne sont guère plus convaincants), le scénario ne tient jamais la route, la narration manque cruellement de fluidité… Bref, rendons à César ce qui appartient à César : les critiques avaient bel et bien raison en dégommant la série Netflix.

Que faire désormais ? Bouder l’arrivée des « Defenders » et passer à côté de l’occasion de revoir Daredevil et Jessica Jones sur le petit écran ? Croisons plutôt les doigts pour que Netflix et ses associés redressent la barre et reviennent avec un scénario béton et une mise en scène digne de ce nom. Pour le bien de nos petits yeux fragiles et de notre patience qui vient d’être soumise à rude épreuve. C’est tout ce qu’on leur souhaite.

Regardez le personnage derrière Danny Rand, il le sait qu’il est en train de jouer dans une bouse indigne de lui…

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0