[Critique] Sleepless avec Jamie Foxx

[Critique] Sleepless avec Jamie Foxx

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Remake du film français de Frédéric Jardin avec Tomer Sisley, « Nuit Blanche », « Sleepless » nous entraîne tambour battant sur les traces de Vincent Downs, flic ripou qui doit à tout prix sauver son fils avant que les ordures qu’il a escroquées ne décident de le liquider. Malgré toutes nos appréhensions et nos doutes persistants quant à sa légitimité, force est de reconnaître que ce thriller signé Baran bo Odar est un excellent divertissement. De ceux que l’on regarde sans sourciller un seul instant.

Une histoire téléphonée et linéaire que l’on suit pourtant avec intérêt, des gunfights orchestrés avec minutie et un casting qui tient la route. Tel pourrait être le résumé de « Sleepless », film policier qui ne fait pas dans la finesse mais remplit parfaitement son rôle de divertissement basique, attentionné quant au bien-être des spectateurs. Et, ne nous voilons pas la face, la présence de Jamie Foxx dans cette série b musclée est d’une aide précieuse pour nous faire apprécier le show sans surprise qui se déroule devant nos yeux. Absent depuis bien trop longtemps des écrans radar, l’acteur incontournable de « Ray » et « Collatéral » n’a rien perdu de son charisme. C’est simple, malgré un rôle en-dessous de ses capacités, il dévore la caméra et ne se contente pas de cabotiner. Il fait avec ce que les scénaristes et le réalisateur, Baran bo Odar, lui proposent (c’est-à-dire peu) et il joue le jeu à fond. A ses côtés, Michelle Monaghan, Dermot Mulroney et David Harbour (le shérif dans la série Netflix « Stranger Things ») assurent avec application leur rôle de liant entre les différentes séquences. Ce n’est pas exceptionnel, mais ça a le mérite d’être propre.

« Sleepless » ou « Nuit Blanche » ?

La voilà la fameuse question à dix millions d’euros. Pour être honnête (et aussi neutre qu’un Suisse…), disons que les deux réalisations se valent. Après, si vous nous collez un revolver sur la tempe et nous demandez de choisir entre les deux, notre choix s’oriente du côté du film français de Frédéric Jardin. Pas par pur chauvinisme mais parce qu’a contrario de son cadet, le long-métrage avec Tomer Sisley a l’intelligence de ne pas tout nous dévoiler, de laisser planer un soupçon de mystère, là où le film de Baran bo Odar, en bon petit américain qui se respecte, mâche le travail à son public. Cela n’empêche pas ce dernier d’être ultra-efficace durant 90 minutes…

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