[Critique] Sous le même toit de Dominic Farrugia

[Critique] Sous le même toit de Dominic Farrugia

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On ne va pas se mentir, même si on l’adore dans « La Cité de la Peur », Dominic Farrugia n’a jamais été un grand réalisateur. Ni même un bon à vrai dire. « Trafic d’influence », « Le Marquis », « Bis »… Non, vraiment, il n’y a rien à sauver dans sa filmographie. Et pourtant, sans expliquer pourquoi, « Sous le même toit » nous a donné envie d’y croire. Sans doute encore séduit par les excellentes surprises que sont « Papa et maman » et sa suite, cette comédie avec Louise Bourgoin et Gilles Lellouche nous promettait de manière totalement implicite une parenthèse pleine de rire et d’émotions. Le combo parfait après une journée de travail particulièrement harassante en somme. Et, comme à chaque fois avec le cinéaste, on s’est bien fait avoir.

Delphine et Yvan divorcent. Alors que sa situation financière ne lui permet pas de retrouver un domicile, Yvan se rappelle qu’il détient 20% de la maison de son ex-femme. Il revient alors vivre chez Delphine, dans ses 20%. Les deux ex vont découvrir les joies de la colocation forcée…

« Sous le même toit », l’exemple typique de la comédie lourdingue qui peine à procurer le plus petit rictus aux spectateurs

Par où commencer ? Très sincèrement, la liste des faiblesses de ce film d’une médiocrité sans pareille est telle, que nous aurions presque envie de vous dire de le fuir comme la peste. Et de nous arrêter là. Mais bon, pour ne pas paraître top abrupt et médisant, développons un peu plus si vous le voulez bien. Donc, pour en revenir au film de Dominic Farrugia, disons que c’est une belle coquille vide, portée par des acteurs qui jouent extrêmement mal auxquels on a confié des dialogues d’une pauvreté affligeante. En un mot comme en cent, « Sous le même toit » fait pschitt dès les premières minutes.

Là où ce magnifique attrape-nigauds qu’est la bande-annonce vend une histoire délirante menée tambour battant par un duo d’acteurs qui s’en donne à cœur joie, on se retrouve face à un long-métrage mou du bulbe, pas drôle pour un sou et dans lequel on assiste au naufrage d’un casting qui n’y croit pas. Seul Manu Payet, grâce à un bagout des plus séduisants, parvient à sortir son épingle du jeu. Et encore, on l’a connu en meilleure forme.

Qu’ajouter d’autre ? Certaines séquences sont d’une vulgarité déconcertante. Ne nous demandez pas d’exemple, nous avons préféré ôter ces vilaines images de notre esprit. Les tentatives de creuser certains sujets très sérieux (harcèlement à l’école, séparation difficile, clochardisation après un divorce…) tombent à l’eau dès l’amorce et ce choix du flashback pour raconter l’histoire inintéressante au possible de cette famille est catastrophique. Non, vraiment, malgré la meilleure volonté du monde, hormis le cas Manu Payet, on ne trouve rien à sauver à ce navet mal fagoté qui ne parvient même pas à nous faire rire. Sourire de gène tout au plus.

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    […] le catastrophique dernier film de Dominic Farrugia, « Sous le même toit », difficile de ne pas ressentir une pointe d’appréhension en allant découvrir la nouvelle […]