[Critique] Spider-Man : Homecoming de Jon Watts

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Deux mois et demi après la sortie des « Gardiens de la Galaxie vol.2 », le Marvel Cinematic Universe sort son second film de l’année en attendant « Thor : Ragnarok » le 25 octobre prochain. Mais cette fois-ci, cette sortie a une saveur particulière puisqu’il s’agit de la véritable entrée en matière du plus célèbre des super-héros : Spider-Man. Après un bref passage remarqué dans « Captain America : Civil War », Peter Parker tisse à nouveau sa toile et une chose est sûre : le film est une réussite !

Après ses spectaculaires débuts dans « Captain America : Civil War », le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toiles. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super-héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui…

Une arrivée dans le MCU tant attendue

Quinze ans, six films, deux reboots et près de quatre milliards de dollars au box office mondial (chiffre qui va se voir grossir avec les résultats de Homecoming). Les aventures de Peter Parker sont devenues un événement à ne manquer sous aucun prétexte pour tout fan de super-héros qui se respecte. Après deux premiers opus d’excellentes qualités puis trois suivants plutôt décevants, le « Spider-Man : Homecoming » était attendu au tournant. Et encore plus depuis l’annonce en 2015 d’un contrat signé entre Sony et Marvel pour le voir enfin intégrer la bande des Avengers. Selon les dernières informations, il serait même parti pour devenir la tête de gondole de nos super-héros préférés à partir de la phase quatre. Gros chamboulement à prévoir après le « Avengers 4» en 2019 ? Mais revenons plutôt au seizième film du plus grand univers partagé de tous les temps.

Le meilleur Spider-Man depuis longtemps

On le sait, les studios Marvel sont plutôt prompt à installer des réalisateurs assez novices derrière la caméra afin d’éviter certaines déconvenues (Hello Edgar Wright et « Ant-Man »). Cette fois-ci, c’est Jon Watts qui s’y colle. Le metteur en scène de « Cop Car », venant à peine de souffler ses trente-six bougies, avait ici une grande responsabilité. Le cinéaste signe là un Spider-Man fun et donne un véritable coup de fraicheur dans l’univers de l’homme-araignée. Depuis la réussite des « Gardiens », les studios Marvel surfent de plus en plus sur des films au second degré assumé. Le réalisateur nous offre ici une mise en scène sans grande originalité ni réelle prise de risque mais qui reste malgré tout réussie. De quoi nous faire affirmer qu’il s’agit du meilleur Spider-Man depuis longtemps.

Un scénario efficace

Comme prévu, nous assistons à un reboot qui omet la scène de morsure de l’araignée. En même temps, tout le monde connait les origines du pouvoir de Peter par coeur (vous l’avez ?). On suit ici les tribulations d’un adolescent de quinze ans qui oscille entre cours de classe et actes se voulant héroïques afin de séduire le fameux Iron Man et ainsi monter en grade. Cela ne l’empêche en rien d’avoir un scénario efficace. Sans faire de liens avec les pierres d’infinités, le récit est bien plus concentré sur l’intégration du personnage, mais également sur les dommages collatéraux des actes effectués par les Avengers dans les épisodes précédents. En particulier pour la psychologie du personnage du vautour. Cela a pour effet un certain manque d’action auquel nous avions pu être habitué, mais qui n’entache en rien la qualité du film.

Un casting haut de gamme

C’est au tour de Tom Holland de reprendre le costume (ultra équipé cette fois) de Spider-man et il semblerait qu’il soit tout simplement né pour cela. Le jeune acteur incarne à la perfection un Peter Parker avec ses problèmes d’ados. Il est épaulé par Jacob Batalon dans la peau du meilleur ami, un personnage drôle et notre petit doigt nous dit qu’il pourrait être important à l’avenir. On y voit également la star montante Zendaya qui n’est pas s’en rappeler le rôle d’Ally Sheedy dans « The Breakfast Club ». Un léger bémol pour Marisa Tomei, l’actrice oscarisée est plus un faire-valoir qu’un véritable atout dans la peau de tante May. Fidèle à lui-même, Robert Downey Jr reprend le costume de Tony Stark pour la huitième fois, même si l’on pouvait s’attendre à plus d’intervention. Mais la palme revient au super-vilain Michael Keaton. Pour son interprétation du vautour, l’acteur prouve une nouvelle fois qu’il est loin d’être fini et continue depuis « Birdman » sa remontée au premier plan à Hollywood. Un personnage approfondi, bien meilleur que les derniers super-vilains auxquels nous étions habitués.

Même si certaines personnes lui reprocheront un manque d’action, le film reste un divertissement fun et bourré de fraicheur. Loin d’être parfait, il est certainement le meilleur Spider-Man depuis le second opus de Sam Raimi en 2004.

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