L’atypique KASHINK, jeune femme très active dans le street art/graffiti

L’atypique KASHINK, jeune femme très active dans le street art/graffiti

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Le talent de l’artiste KASHINK explose lors de son exposition « PARIS CHERI-E », témoignage à la Picasso mania d’une ville mutante, 10 jours avant le nouvel an 2016 au Théâtre de l’Européen. Récit d’une chaleureuse rencontre riche en sourires et codes artistiques hypnotiques, sur le chemin Peace, Love & Politics de KASHINK.

Une déclaration d’amour à Paris vivante

Au menu de ces deux jours organisés bien avant les attentats ? Une heure d’improvisation théâtrale avec 7 joueurs, une projection de film de 20 minutes sur la conception des murs Street-art, du maquillage, de la céramique et du food-art. KASHINK a ses thèmes de prédilection : un mix de cultures à travers des personnages aux quatre yeux aux couleurs explosives. C’est depuis 2001 que l’artiste vit une intense histoire d’amour avec Paris, où son talent a éclaté sur ses murs. KASHINK s’inspire de ses origines hispaniques et slaves, de l’illustration narrative et du Pop Art. Sa peinture est engagée. La street-artiste a un projet ambitieux : elle souhaite faire passer ses messages d’amour à grande échelle dans toutes les rues du monde. En dépit de la ludicité apparente de ses œuvres, ses sujets de prédilection sont bien l’homosexualité, les droits de l’homme, l’égalité des droits homme/femme et la religion… Pour KASHINK, le street art est avant tout un acte militant qui doit aider les populations à mieux vivre ensemble dans la joie.

Une exposition magique après le chaos

Ce 20 décembre 2015, les batignollais font de grands sourires en découvrant toutes les installations et les couleurs vives de l’univers unique de KASHINK. La rue Biot, où se trouve L’Européen, regorge déjà depuis longtemps de street-art en tous genres. Une fois entrés, les peintures sur les visages des élèves de l’école Hourdé nous entrainent dans un voyage magique et audacieux. « KASHINK dessine des corps et pas des roses puisqu’elle aime paris. » explique une étudiante, élève de l’école Hourdé partenaire de l’événement riche en surprise. Rencontre avec l’artiste. C’est une énergique et souriante jeune femme brune en queue de cheval, arborant sa fameuse moustachette peinte au crayon noire, qui se tient avec simplicité devant nous. KASHINK arbore des vêtements bigarrés, résolument bohème et non bobo. « Je suis venue représenter le peuple des roses. J’ai laissé deux semaines dans la pluies de la ville certaines de mes créations pour qu’elles portent l’empreinte de la vie urbaine. » nous explique-t-elle. Nous tombons sur une installation de foulards rose de tous les pays visités par l’artiste. Des symboles et des matières qui ont voyagé jusqu’à nous. Un même objet du quotidien des femmes décliné à l’infini aux quatre coins du globe. Plus loin, l’improvisation démarre devant une soixantaine de spectateurs. Il faut piocher 4 papiers portant des mots sur lesquels l’équipe des étudiants vont improviser. Le public jeune comme le plus âgé se prête au jeu avec malice. Un peu plus tard, un film raconte l’aventure incroyable de la création de street-art éphémère par une KASHINK « même pas peur »…dans un terrain de football ! Le temps passe vite. On peut revenir chez soi avec un cœur vert aux quatre yeux surprenants, un miroir agrémenté des fameux visages colorés, des gâteaux ou le livre dédicacé de KASHINK. Une belle exposition que « PARIS CHERI-E ». Merci à KASHINK et aux étudiants de leur générosité !

L’atypique KASHINK, jeune femme très active dans le street art/graffiti

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