Magritte, une exposition surréaliste au centre Pompidou de Paris

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Jusqu’au 23 janvier 2017, l’artiste peintre originaire de Belgique, René Magritte, est à l’honneur au centre Pompidou de la ville de Paris. L’occasion pour les néophytes de découvrir des dizaines d’œuvres surréalistes, et pour les aficionados de continuer de s’arracher les cheveux sur leurs interprétations…

Multiplication des niveaux de lecture, symbolisme foisonnant, objets fétiches… Avant de vous lancer corps et âme dans cette superbe exposition, quelques précisions s’imposent.

Magritte, un philosophe torturé

Dire qu’elle est omniprésente dans les œuvres abstraites de René Magritte en devient presque un euphémisme. A travers de nombreuses œuvres comme « Ceci n’est pas une pipe » et sa suite, « Ceci n’est toujours pas une pipe », le centre Pompidou nous fait découvrir une des plus grandes passions de l’artiste belge : la philosophie. René Magritte s’interroge en effet constamment sur l’univers qui l’entoure et la symbolique de l’image, très présente dans chacun de ses tableaux. Un attrait qui se confirme avec les échanges avec les philosophes Michel Foucault, Alphonse de Wealhens et Chaïm Perelman.

« La trahison des images » de René Magritte (1936)

Des objets fétiches

Nous l’avons dit, dans ses tableaux, René Magritte consacre énormément de place à la symbolique des objets. Parmi les motifs les plus récurrents, on retrouve la pipe, l’arbre, l’œuf, la cage, le feu ou encore le miroir. Réalité ou fiction ? Simple représentation ou existence véritable ? Magritte nous interroge sur le monde qui nous entoure et notre conception de l’Art avec une malice perceptible à chaque coup de pinceau.

« La clairvoyance » de René Magritte (1936)

Un humour omniprésent

Philosophe doublé d’un tendre farceur, René Magritte n’hésite pas à faire preuve d’humour et d’autodérision dans ses œuvres. La preuve avec l’un de ses tableaux les plus célèbres, « Les vacances de Hegel ». Vous n’y comprenez rien ? Voici l’explication du principal intéressé :  « Comment peindre un verre d’eau d’une manière qui ne soit ni indifférente ni fantaisiste, mais comme qui dirait avec génie ? J’ai alors pensé que Hegel (un autre génie) aurait été très sensible à cet objet qui a deux fonctions opposées en même temps: rejeter l’eau (s’en protéger) et la garder (la contenir). Il aurait été ravi, je pense, ou amusé (comme on cherche à l’être lorsqu’on est en vacances) et j’ai appelé le tableau Les Vacances de Hegel. » Vous n’y comprenez toujours pas grand chose ? Nulle inquiétude, dites-vous que c’est du Magritte.

« Les Vacances de Hegel » de René Magritte (1958)

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