[Critique] A Beautiful Day avec Joaquin Phoenix

[Critique] A Beautiful Day avec Joaquin Phoenix

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Deux prix à Cannes (scénario et interprétation masculine), une bande-annonce nerveuse, des comparaisons aguicheuses… Inutile de faire la fine bouche, A Beautiful Day faisait clairement partie de nos plus grandes attentes cinéma de ce mois de novembre. Nous voilà donc installés dans une salle obscure dès le jour de sa sortie pour en prendre plein les mirettes. Et là… Patatrac !

Après la claque We Need to Talk about Kevin, injustement reparti bredouille de la plupart des festivals dans lesquels il était en compétition, la cinéaste Lynne Ramsay prend sa revanche. Car oui, décrocher deux prix au Festival de Cannes est prestigieux. Pas inédit, mais jouissif. Encore faut-il le mériter… C’est ce qui nous chagrine le plus ici. A Beautiful Day est à nos yeux un film érigé dans le seul but de plaire lors des compétitions de cinéma. Une machine à récompenses parfaitement huilée qui sonne, hélas, terriblement creux.

A Beautiful Day, une série b sans grand intérêt

Mise en scène impeccable, gros plans sur les corps et les visages remarquables, bande-son envoûtante, crescendo de la violence psychologique et physique saisissant et un Joaquin Phoenix épatant. Le tableau est beau, n’est-ce pas ? Sauf que A Beautiful Day est en réalité une belle coquille vide, délicatement emballée dans un écrin qui ne lui correspond pas. Un étui racoleur qui s’inspire grandement d’autres productions similaires, plus inspirées et davantage inspirantes. Drive de Nicolas Winding Refn et Man of Fire de Tony Scott pour n’en citer que deux.

Dès lors, quelle est la valeur ajoutée de A Beautiful Day ? C’est justement là où le bât blesse. Hormis une mise en scène tape-à-l’oeil, Lynne Ramsay n’a rien de concret à apporter aux spectateurs. Le scénario est creux et, pire, la construction narrative n’est pas plus inspirée qu’un revenge movie bas de gamme des années 80. Rien de dérangeant nous direz-vous, sauf qu’une certaine supériorité, prétention même, se dégage de chaque plan crâneur du film. Un peu plus de modestie ne lui aurait certainement pas fait de mal. Quant à la comparaison de certains critiques cinéma avec Taxi DriverNo comment !

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