[Critique] Baby Driver de Edgar Wright

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Si Edgar Wright est un réalisateur peu reconnu, cela doit changer. Après la réalisation de la trilogie cornetto (les excellents “Shaun of the dead”, “Hot fuzz” et enfin “Le dernier pub avant la fin du monde”), et de “Scott Pilgrim”, il nous offre désormais “Baby Driver”. Un film à la bande originale exceptionnelle et au casting incroyable. Explosif et cool aujourd’hui avec “Baby Driver”, le cinéaste de 43 ans a tout simplement intégré dans le monde du cinéma une petite pépite du genre.

Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

Un cocktail pop explosif

Le réalisateur de la série devenue culte « Spaced » nous offre un film bourré de références : de “The Driver” de Walter Hill pour le personnage énigmatique de Baby, en passant par “Reservoir dogs” de Quentin Tarantino et son fameux braquage non montré à l’écran, mais aussi “Point break” de Kathryn Bigelow ou “Heat” de Michael Mann. On peut même constater des références à ses précédents films, ou plutôt une continuité dans son oeuvre.

Même si dans l’ensemble le scénario ne révolutionne en rien le genre et ainsi peut sembler légèrement convenu, le film est entièrement sauvé par son concentré d’action explosif agrémenté de courses-poursuites au montage survitaminé qui ferait frémir « Fast and furious ».

De plus, « Baby Driver » s’offre le luxe d’un casting aux petits oignons. En effet, le film mêle acteurs confirmés (les multi-récompensés Kevin Spacey en commanditaire de sang-froid, Jon Hamm révélé par la série « Mad Men » ou encore Jamie Foxx en braqueur de banques complètement fêlé) aux jeunes prometteurs (Ansel Elgort en as du volant super cool accroc à la musique, aux lunettes de soleil et fou amoureux de Lily James).

C’est l’heure d’envoyer la musique

Il est tout simplement impossible de parler de “Baby Driver” sans en évoquer la bande originale. Chansons et musique sont tellement omniprésentes que le film s’approcherait presque d’un « clip-jukebox » de deux heures pop, funk et rock’n roll. Ansel Elgort dans la peau d’un Baby souffrant d’acouphène nous fait partager une playlist de rêve avec des artistes tels que Simon & Garfunkel, The Beach Boys, The Foundations, The Commodores, T-Rex, Queen, Blur, R.E.M, Barry White ou encore The Jon Spencer Blues Explosion, pour ne citer qu’eux. Un véritable festival musical.

Avec “Baby Driver”, Edgar Wright nous livre la petite bombe pop de l’été. Un film qui est et sera incontestablement l’un des meilleurs de l’année. Jouissif à souhait. A ne manquer sous aucun prétexte.

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