[Critique] Carbone de Olivier Marchal

[Critique] Carbone de Olivier Marchal

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Après un passage mitigé chez Canal+ avec la série Section Zéro, Olivier Marchal est de retour sur le grand écran avec Carbone, un polar sombre et violent qui revient sur l’une des plus grandes arnaques de notre siècle. L’occasion de s’apercevoir que le réalisateur de 36 Quai des Orfèvres n’a rien perdu de cette énergie et cette rage qui l’animent depuis ses débuts en 1999 avec le court-métrage Un Bon Flic.

Menacé de perdre son entreprise, Antoine Roca (Benoît Magimel), un homme ordinaire, met au point une arnaque au CO2 qui deviendra le casse du siècle. Rattrapé par le grand banditisme, il lui faudra faire face aux trahisons, aux meurtres et aux règlements de compte.

Si Carbone ne révolutionne pas le genre, il peut néanmoins se targuer d’être un porte-étendard à la direction implacable. Mise en scène nerveuse et dialogues acérés nous entraînent sans temps mort dans une spirale destructrice qui disperse les cadavres sur la route du pouvoir. Une route semée d’embuches sur laquelle le faux-pas le plus anodin en apparence se paie au centuple. La montée en puissance est délicieuse et le monde du grand banditisme, décrit une fois encore avec un réalisme à toute épreuve, fascinant.

Carbone signe le retour en grâce de Benoît Magimel

Après de nombreux démêlés avec le justice française et des prestations bien en-dessous de ses capacités (la série Marseille et Le Convoi pour ne citer qu’eux), Benoît Magimel opère un come-back fracassant dans Carbone. Hypnotique, magnétique, habité par son rôle, l’acteur livre une prestation sans fausse-note, fiévreuse et taciturne à souhait. Résultat : il dévore littéralement l’écran. Ni plus, ni moins. A ses côtés, Gérard Depardieu, Moussa Maaskri et Dani, vieux briscards « à gueule », régalent les spectateurs à chacune de leur apparition. Notons également les excellentes interprétations de Gringe des Casseurs Flowters, Idir Chender et Laura Smet qui viennent compléter ce casting solide.

Vous l’aurez compris, Carbone est un petit bijou du genre. Un polar qui met en lumière une histoire de détournement d’argent passionnante. Un film cash et sans concession orchestré d’une main de maître par Olivier Marchal. Avec Le Fidèle, Mise à Mort du Cerf Sacré et Jeune Femme également à l’affiche, ce début de mois de novembre est un véritable régal pour les cinéphiles en mal d’émotions et de sensations fortes. Pourvu que cela dure !

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