[Critique] Chien de Samuel Benchetrit

[Critique] Chien de Samuel Benchetrit

[Critique] No Dormiras, film de Gustavo Hernandez
[Critique] Gaspard va au mariage d’Antony Cordier
[Critique] The Disaster Artist de James Franco

En 2015, l’écrivain Samuel Benchetrit publie Chien, un roman déstabilisant et fascinant à chaque ligne. Trois années plus tard, il l’adapte sur grand écran avec avec trio d’acteurs alléchant : Vincent Macaigne, Bouli Lanners et Vanessa Paradis. Si l’atmosphère si particulière du livre est parfaitement retranscrite, c’est cette dernière qui risque malheureusement d’en rebuter plus d’un.

Le synopsis du film Chien de Samuel Benchetrit

Jacques (Vincent Macaigne) est mis à la porte du foyer familial. La raison ? Sa femme (Vanessa Paradis) développe une étrange allergie à sa présence. Bien décidé à rester proche de son fils, il part lui acheter un chien dans un refuge tenu par un escroc à la petite semaine, Max (Bouli Lanners). Hélas, à peine acheté, le canidé se fait écraser par un bus. Décidément, le sort semble s’acharner sur ce pauvre Jacques. D’autant plus que son poste de vendeur est sur la sellette. Petit à petit, pour se faire adopter, Jacques va se transformer en chien.

Chien de Samuel Benchetrit, une oeuvre lynchienne aussi dérangeante que jouissive

A celles et ceux qui s’attendent à une comédie légère et décalée à la Didier d’Alain Chabat, un seul conseil : passez votre chemin. Chien de Samuel Benchetrit n’est pas une partie de plaisir, une oeuvre guillerette dont l’on ressort le coeur et l’esprit légers. Elle s’attarde sur la noirceur de l’âme humaine. Sur ce que certains appellent avec sarcasme le syndrome du paillasson. Car oui, bonne pâte, bonne poire, Jacques est un larbin. Un béni-oui-oui qui ferait tout pour se faire accepter par la meute. Quitte à devenir un clébard obéissant.

Ainsi, durant près de 90 minutes, la noirceur de l’âme humaine gagne du terrain. Les séquences perturbantes s’enchaînent. Un univers proche d’une certaine manière à celui d’un David Lynch nous engouffre, nous avale cul sec sans se soucier de notre confort. Si beaucoup trouveront l’expérience désagréable, c’est justement ce parti pris sans concession qui fait le force du Chien de Samuel Benchetrit. Entre drame, comédie et (parfois) film d’horreur, le long métrage, épaulé avec brio par des Vincent Macaigne et Bouli Lanners magnétiques, nous assène une belle claque. Tant visuelle que scénaristique. Nous ne lui en demandions pas moins.

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0