[Critique] Dans la brume, film de Daniel Roby avec Romain Duris

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Tiens, un film de science-fiction made in France ! Fait suffisamment rare ces dernières années pour le souligner… et par extension nous donner envie de découvrir cette oeuvre signée Daniel Roby, réalisateur d’une poignée d’épisodes de la série Canal Versailles. En espérant que Dans la brume ne s’évapore pas de notre esprit aussitôt les lumières rallumées…

Le scénario du film Dans la brume avec Romain Duris

Le jour où une étrange brume mortelle submerge Paris, des survivants trouvent refuge dans les derniers étages des immeubles et sur les toits de la capitale. Sans informations, sans électricité, sans eau ni nourriture, une petite famille tente de survivre à cette catastrophe… Mais les heures passent et un constat s’impose : les secours ne viendront pas et il faudra, pour espérer s’en sortir, tenter sa chance dans la brume…

Dans la brume, un bon film de genre, à défaut d’être un excellent film de genre

Pas de le temps de s’ennuyer. Daniel Ruby nous plonge directement dans le bain. Ou plutôt dans la brume… Romain Duris et Olga Kurylenko doivent faire vite. Laisser leur enfant dans leur « aquarium » anti-bactéries 100% hermétique, courir, trouver refuge quelques étages plus haut chez un couple de retraités fort sympathique. Car oui, par chance, la brume s’arrête juste au dernier étage de l’immeuble parisien. Le souffle retrouver, que faire ensuite ? Attendre ? Oui, mais combien de temps ? Faire des allers-retours à l’extérieur pour tenter de comprendre ce drame qui a coûté la vie à des millions de Parisiens en un claquement de doigts ? Cette solution s’impose au couple de chercheurs comme une évidence.

Les vingt premières minutes passées, Dans la brume se transforme ainsi en un survival envoûtant dans ses grandes lignes. Les interrogations se multiplient, le stress nous envahit et la tension va crescendo au fil des péripéties. Notamment une avec un chien particulièrement intense. Cela est-il suffisant pour scander haut et fort que le film est un bel hommage au genre ? En un sens oui. Malheureusement, une poignée d’erreurs de parcours viennent ternir le tableau. A commencer par une certaine mollesse dans la créativité…

Pantouflard, vous avez dit pantouflard ?

Le dénouement est téléphoné dès les premières secondes, les séquences se suivent et se ressemblent et les grands axes narratifs empruntés sont vus et revus jusqu’à l’usure. Dommage car avec un tel scénario, il y avait matière à sortir des sentiers battus pour proposer une partition atypique. Si on ajoute en prime une justesse de jeu qui ne répond pas toujours présent chez le casting, Dans la brume dévoile rapidement sa vraie nature : un film pantouflard qui repose uniquement sur ses têtes d’affiche prometteuses et son pitch aguicheur. Une fois l’enrobage volatilisé, on n’a hélas plus grand chose à se mettre sous la dent.

Dans la brume n’en reste pas moins une bonne petite série b qui remplit parfaitement son rôle de divertissement aussitôt vu aussitôt oublié.

Bande-annonce du film Dans la brume

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