[Critique] Happy End de Michael Haneke

[Critique] Happy End de Michael Haneke

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Suite du bouleversant Amour, Happy End sort des ténèbres de la mort de l’être cher pour plonger les spectateurs dans un milieu scintillant de façade que le cinéaste autrichien connaît bien : la bourgeoisie. La critique devait être acerbe, elle est au final terriblement ronflante.

Michael Haneke aurait-il réalisé ce film un peu trop vite pour être présent au festival de Cannes ? A la fin de la projection, le doute est de rigueur. Ou alors, autre explication, le réalisateur du Ruban Blanc est passé à côté de son sujet, auquel il n’est pas parvenu à insuffler la vivacité et la noirceur dont sont gratifiées ses précédentes oeuvres.

Happy End, symbole d’un cinéma de papa en déclin

En voulant brasser large avec une multitude de personnages traduisant autant de problèmes dont souffrent les bourgeois, Happy End finit par s’embourber dans un scénario bancal dont le dessein reste confus. Que souhaite démontrer Michael Haneke avec ce film ? Que les gens riches connaissent eux aussi la crise, la douleur de la tromperie, l’échec professionnel et affectif ? S’il y parvient en de rares occasions, l’ensemble de son oeuvre reste bien trop creuse et lisse pour réellement parvenir à embarquer le public dans une critique aussi réaliste que grinçante. Dans un genre similaire, mais avec beaucoup plus de panache, on préférera The Square de Ruben Östlund.

Oeuvre soporifique, Happy End vaut le déplacement pour la prestation envoûtante du charismatique Jean-Louis Trintignant, et éventuellement les autres membres du casting qui gravitent autour de lui. Le reste, on l’oublie les lumières de la salle de cinéma aussitôt rallumées.

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