[Critique] Jumanji : Bienvenue dans la jungle de Jake Kasdan

[Critique] Jumanji : Bienvenue dans la jungle de Jake Kasdan

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L’un des films cultes des années 90 revient pour un deuxième volet au cinéma. Eh oui, Jumanji : Bienvenue dans la jungle n’est ni un reboot, ni un préquel, ni un remake. Il s’agit bel et bien de la suite du long métrage sorti en 1995. BIM 22 ans déjà ! Réalisé par Jake Kasdan, réalisateur de Bad Teacher et Sex Tape, cette aventure trépidante réunit un casting impressionnant qui va s’avérer être efficace.

Jumanji : on ne prend pas les mêmes et on recommence !

C’est la suite mais on repart de zéro avec cette histoire de quatre lycéens en retenue qui doivent nettoyer le sous-sol de leur école. Ils y trouvent une vieille console avec le jeu vidéo Jumanji. En l’allumant, ils choisissent chacun un avatar et se retrouvent transportés dans la jungle. Durant leurs aventures, les quatre lycéens vont découvrir la demeure d’Alan Parrish (Le garçon du premier film) où il a été piégé pendant 26 ans. Ils vont découvrir ce qu’il a ressenti et qu’il a laissé des indices. Ils devront changer leurs visions de la vie et gagner le jeu sinon ils resteront bloqués pour toujours.

L’atout principal du film saute aux yeux : son casting. L’association de trois comiques différents – Dwayne Johnson, Jack Blake et Kevin Hart – est parfaite. Ils crèvent littéralement l’écran, laissant Nick Jonas et Karen Gillan jouer les seconds couteaux. Le décalage créé entre les quatre lycéens et leurs avatars dans Jumanji est parfait. On y voit un Dwayne Johnson tout sauf viril, un Jack Blake en adolescente égocentrique et un Kevin Hart qui ne supporte pas ses « faiblesses ». Une très bonne idée qui rend le film drôle et touchant à la fois.

Ce deuxième opus réussit également à bien intégrer les codes des jeux vidéo : on suit les personnages d’un niveau à l’autre, on les voit prendre possession de leurs avatars avec leurs forces mais également leurs faiblesses, avoir plusieurs vies… On reste dans l’univers Jumanji mais on s’éloigne alors totalement du jeu de société. Un vrai plaisir, que l’ont soit sensible ou non à cet univers.

Un divertissement efficace

Sans nous surprendre ou nous épater, Jake Kasdan réussit à nous transporter dans le jeu : on est véritablement aux côtés des personnages du début à la fin. La réalisation ainsi que le scénario restent académiques mais cette idée de quête nous donne l’impression d’être dans un véritable Indiana Jones. Les dialogues sont excellents. Le rythme est soutenu. Les personnages sont drôles et charismatiques. Que demander de plus ? Un méchant plus présent. Bobby Cannavale, qui joue le rôle du machiavélique John Bardon, est presque invisible. Il n’apparait que très peu de fois durant l’histoire et ces scènes ne sont qu’anecdotiques. On aurait apprécié le voir davantage.

Hormis ce petit regret, Jumanji : Bienvenue dans la jungle remplit bien son rôle de divertissement. On est happé par l’histoire et c’est bien là l’essentiel. La prise de risque étant énorme, on ne peut qu’apprécier l’idée du réalisateur. Bien sûr, les puristes trouveront toujours quelque chose à redire : il y a trop de personnages, l’univers du jeu vidéo est trop éloigné du premier opus… Il faut vraiment regarder ce film en mettant de côté ces a priori.

Une bonne comédie par les temps qui courent, c’est toujours bon à prendre, non ? Alors profitez-en !

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
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    EvilPizza 1 semaine

    Donc il faut aller voir le film en occultant le fait qu’il s’agit d’une suite au film de 1995 pour l’apprécier. Rien que la bande annonce avec explosions et hélicoptères montre bien que le film sera une merde insipide comme hollywood ( avec un petit h ) aime nous servir en ce moment. Mais tant qu’il y a des pigeons pour manger ça …