[Critique] Leatherface de Julien Maury et Alexandre Bustillo

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Après une multitude de suites souvent ratées et un remake plutôt réussi, la saga horrifique culte démarrée en 1974 avec le Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper se voit enrichi d’un prequel revenant sur la naissance du tueur en série Leatherface. Verdict à la fin de la projection ? La surprise est des plus agréables.

Si Cult of Chucky nous avait profondément déçus, ce n’est pas le cas de cette réalisation mise en scène par les français Julien Maury et Alexandre Bustillo. Avec Leatherface, les cinéastes à l’origine des pépites du genre A L’Intérieur et Livide signent un film sombre, violent, non exempt de défauts mais fun et gore à souhait. Ainsi, durant près de 90 minutes, les spectateurs découvrent les origines de ce monstre sacré du cinéma d’horreur, son adolescence, son internement en hôpital psychiatrique, sa famille de consanguins et ce petit déclic qui l’a fait basculer du côté obscur. Julien Maury et Alexandre Bustillo n’y vont jamais avec le dos de la cuillère, quitte à laisser de côté le scénario au profit d’une surenchère de séquences chocs à l’esthétique délicieusement crade.

Leatherface, un prequel de Massacre à la tronçonneuse creux mais efficace dès qu’il s’agit d’exposer le gore à l’écran

Résultat : on se désintéresse progressivement de l’origin story à proprement parler pour n’apprécier, in fine, que les effusions de sang et les scènes dérangeantes qui sont, fort heureusement, foisonnantes. Mention spéciale pour celle du bar, totalement barrée, qui n’est pas sans rappeler un certain Tueurs nés avec Woody Harrelson. C’est peu diront certains qui s’attendaient à une histoire plus fouillée, suffisant clameront d’autres. Pour notre part, on n’a pas boudé notre plaisir, même si on a préféré, et de loin, le remake d’Halloween par Rob Zombie dont les grandes lignes sont étonnamment similaires.

COMMENTAIRES

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    […] trop sérieux pour ne pas paraître too much en permanence. La catastrophe est totale ! Même ce bon vieux Leatherface, moustachu gay et obèse, parait fatigué et dépité face à tant de […]