[Critique Livre] Réveiller les lions de Ayelet Gundar-Goshen

[Critique Livre] Réveiller les lions de Ayelet Gundar-Goshen

[Critique Livre] Millénium (tome 1) de Stieg Larsson
[Concours] Cardinal Song : 5 exemplaires du livre à gagner !
[Critique Livre] La Bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins

Après de longues heures à lutter contre l’ennui, à s’accrocher page après page, la lecture de Réveiller les lions est (enfin) terminée. Sans être un calvaire, sans être dénué d’intérêt, le livre de Ayelet Gundar-Goshen n’en reste pas moins un roman souvent poussif, parfois soporifique. Dommage.

L’histoire de Réveiller les lions de Ayelet Gundar-Goshen

En surface, le Dr Ethan Green a tout pour lui. Une belle carrière, une belle maison, une belle femme aimante et deux beaux enfants. Tout est beau dans le meilleur des mondes. Sauf que sa vie va basculer. Une nuit, après une journée particulièrement harassante au travail. Après son service, ce père de famille aimant, au lieu de filer directement au foyer, décide d’aller faire un tour du côté des pistes sinueuses du désert. Pour mettre à l’épreuve son 4×4 rutilant et s’aérer l’esprit. Se libérer de cette tension qui le plombe depuis trop longtemps. S’évader quelques secondes…

Sauf que la retour à la réalité va être pour le moins brutal. Ethan, juif, percute en effet un Érythréen. Le croyant mort et se pensant seul, il décide de s’enfuir. Sauf que la femme de la victime était présente sur les lieux. Et elle est bien décidée à faire chanter à sa manière le fuyard. En parallèle, la femme d’Ethan, policière, est chargée d’élucider cette affaire.

Réveiller les lions, un thriller qui s’essouffle ligne après ligne

Si les premiers chapitres du roman de l’israélienne Ayelet Gundar-Goshen captivent, son aventure s’effrite au fur et à mesure que les deux protagonistes principaux se rapprochent. La fiction tourne en rond. L’écrivaine multiplie les apparitions impromptues de nouveaux protagonistes à la légitimité discutable. Les wagons finissent par être raccrochés de manière bancale. Résultat, si la prise de conscience universelle voulue par Ayelet Gundar-Goshen est louable – bien que creuse dans le fond -, elle est entravée par un récit qui peine à s’épanouir et s’époumone progressivement. Dommage car la rencontre entre un Juif et une Érythréenne qui apprennent à se connaître, à s’ouvrir à l’autre, à s’apprivoiser, était séduisante.

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0