[Critique] Mayhem de Joe Lynch

[Critique] Mayhem de Joe Lynch

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Découverte lors de l’édition 2017 du PIFFF qui se tenait au cœur du superbe cinéma parisien Max Linder, Mayhem est une série b complètement délurée. Non exempte de défauts, et creuse dans le fond, mais sauvée par des séquences fun délicieusement sanglantes.

Un étrange virus désinhibe les personnes qu’il contamine. Elles se transforment ainsi en foudres d’agressivité, de haine, de rancoeur. Voire en bêtes de sexe. Des moines vivant en ermites en ont fait les frais et les autorités compétentes commencent à s’inquiéter. Sans pour autant alerter la population des risques qu’elle encoure pour ne pas créer une panique générale. En parallèle, un jeune golden boy (Steven Yeun de The Walking Dead) se fait renvoyer comme un malpropre. Alors qu’il tente de se sortir de cette panade, ses collègues et lui-même commencent à ressentir les premiers effets du virus. Mis sous quarantaine durant huit heures, chacun va vivre à sa manière cette folle journée. Que le spectacle commence !

Mayhem, un film creux, typique mais terriblement fun

Inutile de se voiler la face, Mayhem n’apporte rien au genre. Le scénario ne s’encombre d’aucune profondeur et la mise en scène ne brille pas par sa créativité. Cela en fait-il un mauvais film pour autant ? Nullement. Durant 80 minutes, le réalisateur Joe Lynch nous embarque dans un énorme défouloir, souvent jouissif, où la castagne et la vulgarité sont légion. Les massacres à grands coups de ciseaux, tournevis et claviers d’ordinateur s’enchaînent ainsi à vitesse grand V. C’est violent, cru, sadique par moment… Bref, délicieusement WTF.

Cet aspect déluré se retrouve également du côté des acteurs. Si leurs prestations ne resteront pas gravées dans les mémoires, la fougue, l’énergie qu’ils mettent en oeuvre pour nous divertir sont appréciables. Ainsi, sur ce point, il convient de saluer la douce folie qui se dégage de l’actrice Samara Weaving. Prochainement à l’affiche du formidable 3 Billboards, la jeune australienne de 25 ans est aussi toquée et extravagante qu’une Harley Quinn sous acide.

Vous l’aurez compris, si Mayhem n’est clairement pas le film de l’année, il n’en reste pas moins un très bon divertissant. De ceux que l’on regarde avec plaisir le temps de la projection et que l’on conseille volontiers à nos proches.

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