[Critique Livre] Privé d’origine de Jérémy Bouquin

[Critique Livre] Privé d’origine de Jérémy Bouquin

[Critique Livre] La Bibliothèque de Mount Char de Scott Hawkins
[Critique Livre] Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une de Raphaëlle Giordano
[Concours] Cardinal Song : 5 exemplaires du livre à gagner !

Une punkette née sous X qui part sur les traces de ses parents en 2014. Un jeune idéaliste italien obligé de s’exiler en France après un braquage qui a mal tourné dans les années 80. Deux récits qui s’entremêlent, s’entrechoquent. Si Privé d’origine possède de beaux arguments pour nous captiver au fil de la lecture, le livre de Jérémy Bouquin s’avère au final bancal, hasardeux et, plus insoutenable encore, bourré de coquilles et de répétitions.

Avant toute chose, il est important de souligner que pour cette critique nous avons reçu une version non corrigée de l’oeuvre. Donc susceptible de comporter une faute par-ci, une ponctuation maladroite par-là. Sauf que dans les faits, l’auteur de Privé d’origine ne semble pas s’être relu une seule fois avant d’envoyer son roman aux French Pulp Editions. Résultat : la lecture devient rapidement douloureuse pour nos petites mirettes délicates. Tant à cause des fautes d’orthographe et d’accord que des répétitions et des inversions de nom lors de certains chapitres où Jérémy Bouquin s’emmêle les pinceaux. Un constat qui ternit une histoire, peu développée dans le fond et classique dans la forme, qui n’en avait nullement besoin.

Privé d’origine, un roman qui manque d’ambition

Avec la surenchère de phrases courtes pour rendre son récit le plus nerveux possible, Jérémy Bouquin veut aller vite. Trop vite pour ne pas laisser la plupart des émotions qu’il essaie de nous faire ressentir sur le bas-côté. L’enquête de cette jeune femme qui cherche désespérément une trace de ses parents biologiques n’est jamais approfondie, reste en surface. Même constat avec l’histoire de Marco, son père, membre des Brigades Rouges. L’Italie des années de plomb, la France de 1982, la montée en puissance des groupuscules gauchistes… La matière était présente. L’ambition absente. La maîtrise et la rigueur également.

D’un récit supposé maîtrisé et haletant à chaque nouvelle page, Privé d’origine s’avère en réalité un gloubi-boulga fade qui ne parvient jamais à surprendre.

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0