[Critique] Santa & Cie de Alain Chabat

[Critique] Santa & Cie de Alain Chabat

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Qui a dit que le film de Noël était définitivement mort et enterré ? Bon, ok, après les énormités sorties depuis une poignée d’années, on était en droit d’avoir quelques craintes à ce sujet. C’était mal connaître le talent de conteur, et surtout la créativité, d’Alain Chabat…

Après Sur la piste du Marsupilami, comédie injustement boudée qui possède son lot de séquences complètement WTF hilarantes, Alain Chabat est de retour derrière la caméra avec Santa & Cie. Si cette histoire de père Noël débarquant à Paris pour trouver un remède pour ses 92 000 lutins en PLS n’avait rien d’enivrante sur le papier, il faut reconnaître que l’ancien membre des Nuls en a encore dans la caboche. Avec une bonne dose de créativité, il parvient ainsi à mettre sur pied une comédie familiale loufoque et poétique à la fois, un conte qui ravira autant les gamins présents dans la salle que les grands enfants que nous sommes restés.

Santa & Cie, un conte de Noël qui a tout pour devenir un rendez-vous familial incontournable chaque année

Dès le début, la « magie Chabat » opère. Avec un sens du détail renversant, il commence, sans crier gare, à nous embarquer dans la ville du père Noël. Plus précisément dans son chalet en forme de boule à sapin et son usine à jouets où des milliers de lutins se pressent pour donner vie aux souhaits des enfants. À elle seule, cette séquence d’introduction suffit à nous mettre des étoiles plein les yeux. À nous redonner foi en la magie des fêtes de fin d’année. Comment les jouets sont-ils construits ? Alain Chabat a sa petite idée sur la question. Et elle est merveilleusement poétique.

Puis vient le moment du voyage à Paris. Un soi-disant jeu d’enfants qui se transforme en véritable cauchemar pour ce brave père Noël, plus habitué à se la couler douce en pantoufles que de vivre des aventures dignes d’Indiana Jones. Là encore, la fougue, l’insouciance et l’inventivité d’Alain Chabat font mouche. Les dialogues sont savoureux et les comiques de situation amènent une dose de folie bienvenue. Quant au casting, il parvient avec une facilité déconcertante à nous embarquer dans cette péripétie délicieusement barrée. À noter des apparitions savoureuses, comme celle de Jean-Pierre Bacri, irrésistible en père Noël faisant la promotion d’un show un poil particulier…

Bien sûr, Santa & Cie comporte son lot de défauts. Comme l’histoire secondaire du frère magicien de Pio Marmai inutile ou les gags qui tombent parfois à l’eau. Mais l’énergie générale qui se dégage du film est si communicative qu’il est difficile de bouder son plaisir. Passer un agréable moment en famille devant une histoire qui parlera à toutes les générations, et les fera rire à l’unisson, n’est-ce pas, au final, le plus important ? Pari amplement réussi monsieur Chabat !

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