[Critique Série] American Horror Story – Saison 7

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Une saison, un sujet. Et cela, depuis sept années. Sept années que Brad Falchuk et Ryan Murphy s’amusent à pointer du doigt les maux de notre société contemporaine et les faiblesses des hommes et des femmes qui la composent. Sept années que le duo tisse des parallèles entre ses récits avec plus ou moins d’habileté. Sept années que les deux conteurs ne parviennent pas à outrepasser le simple exercice de style. Cette saison 7 de American Horror Story ne déroge pas à la règle.

Opportuniste et brouillonne. Voilà les deux adjectifs qui nous viennent à l’esprit quand il s’agit de résumer ces nouvelles aventures. Opportuniste car retourner certaines séquences pour coller le récit avec l’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis n’est pas la décision la plus légitime prise par Brad Falchuk et Ryan Murphy. Ni celle d’utiliser à nouveau les clowns pour surfer sur le buzz créé par la sortie au cinéma du film Ça d’Andy Muschietti.

Brouillonne car les rebondissements à foison finissent par lasser. Au fil des épisodes, on se désintéresse progressivement de l’émergence et du fonctionnement de cette secte meurtrière pour se demander uniquement quelles pirouettes narratives grossières les scénaristes vont nous sortir de leurs chapeaux. Une fois n’est pas coutume, American Horror Story ne parvient pas à dépasser le simple exercice de style. Un écrin magnifique qui cache, hélas, une belle coquille vide. Un fourre-tout qui joue avec l’Histoire (Charles Manson, le tueur du Zodiaque, Jim Jones…) sans jamais parvenir à créer un fil conducteur solide.

Evan Peters, le véritable atout de cette saison 7 de American Horror Story

En revanche, outre cette mise en scène une nouvelle fois somptueuse, et magnétique, il convient de saluer la performance d’Evan Peters. Moins présent à l’écran ces dernières saisons, l’acteur de 30 ans est plus charismatique que jamais en gourou machiavélique. Un personnage déluré d’une conviction inébranlable en apparence. Avant que celle-ci ne s’émiette au fur et à mesure du récit, laissant apparaître les failles du « monstre ». Une prestation hypnotique, terrifiante, qui vaut à elle seule de dévorer d’une traite cette saison 7 de American Horror Story. Croisons les doigts pour que Brad Falchuk et Ryan Murphy continue à lui donner une place de premier choix.

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