[Critique Série] Blood Drive – Saison 1

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Mélangez l’univers post-apocalyptique de « Mad Max » et celui de « Course à la mort » avec Jason Statham, ajoutez-y une bonne dose d’hémoglobine, des grossièretés et Ken et Barbie au casting et vous obtenez « Blood Drive », une des séries les plus délirantes, sanglantes et puériles de l’année 2017. Un divertissement loufoque à ne louper sous aucun prétexte. Sous réserve d’être friand de l’univers si particulier du Grindhouse…

Le pitch de la série « Blood Drive » : Dans un futur proche, la population est confrontée à la pauvreté et à la sècheresse. Quant au pétrole, il vaut une fortune. Aussi, la tentation de s’en sortir en empochant 10 millions de dollars de récompense à l’issue d’une course mortelle est très forte. Le problème est que les voitures fonctionnent toutes au sang humain, impliquant quelques sacrifices pour pouvoir aller jusqu’au bout. Considéré comme le dernier bon flic de Los Angeles, Arthur Bailey se retrouve embarqué malgré lui dans la Course de Sang aux côtés de l’effrontée Grace, laquelle est prête à tout pour remporter la mise. Le duo improbable s’entretuera-t-il avant de passer la ligne d’arrivée ?

« Blood Drive », une série décérébrée… Mais ultra-jouissive !

Alors que des créations télévisuelles comme « Mr. Mercedes », « Twin Peaks » ou encore « The Sinner » mettent un point d’honneur à concocter des scénarios en béton armé à des années-lumière d’être cousus de fil blanc, « Blood Drive » s’affirme comme le show le plus immature de l’année. Est-ce une mauvaise chose ? Oh que non ! A condition d’être préparé à cette effusion de sang, de sexe et d’impolitesse dans laquelle baigne chaque épisode. En revanche, outre cet aspect brut de décoffrage pleinement assumé qui pourra en rebuter plus d’un, on ne peut enlever à la création de James Roland une esthétique particulièrement soignée. Design des véhicules, architecture des villes, diversité des costumes… « Blood Drive » jouit d’un univers visuel étonnamment remarquable pour une série de cette envergure.

Colin Cunningham, LA révélation de « Blood Drive »

Si les deux acteurs principaux, Alan Ritchson et Christina Ochoa, ont de beaux arguments physiques à nous dévoiler au fil de l’intrigue, on ne peut pas dire qu’ils soient d’une crédibilité à toute épreuve. Loin s’en faut. A contrario, du côté de Colin Cunningham (« Hell on wheels », « Falling Skies »), c’est une autre paire de manches. Le comédien interprète en effet de manière remarquable le personnage déjanté de Julian Slink, le maître de cérémonie cynique de la Blood Drive. Gestuelle maniérée, voix grave envoûtante, mimiques désarçonnantes… Celui qui a commencé sa carrière dans la saison de 2 de « X-Files » (eh oui, ça date…) surpasse, surclasse même, tous ses partenaires de tournage. Et de très loin. Sans lui, la série diffusée sur la chaîne Syfy n’aurait certainement pas eu la même saveur.

Vous l’aurez donc compris, loin d’être irréprochable, ni révolutionnaire, « Blood Drive » n’en reste pas moins une série de qualité, parfaite lorsque l’envie nous prend de se détendre devant un show qui ne demande aucune connexion entre nos neurones.

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