[Critique Série] Gomorra – Saison 3

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Captivante, Gomorra l’est depuis sa toute première saison. Pourquoi en serait-il autrement ici ? Depuis 2014, la série italienne, qui s’inspire du roman de Roberto Saviano, nous plonge au coeur du gangstérisme napolitain. Du petit caïd de quartier qui se rêve roi au mafieux comme on peut en voir dans Le Parrain de Francis Ford Coppola. Fascinant et superbement écrit.

Après une fin de saison 2 suffocante, quelles (mé)aventures peuvent bien attendre les deux frères de magouilles ? Si les deux premiers épisodes centrés sur Gennaro laissent sceptiques, voire ennuis, la suite nous scotche devant notre téléviseur. L’exil de Ciro en Europe de l’Est, son retour mouvementé à Naples, l’apparition de grands pontes de la mafia… Décidément, ce n’est pas demain la veille que les scénaristes vont nous laisser reprendre notre souffle. Surtout que la guerre de territoires qui se déroule depuis le début gagne en intensité. Notamment avec des alliances et des trahisons inattendues, et l’arrivée sur l’échiquier d’une nouvelle pièce maîtresse : Enzo, « racaille » charismatique qui ajoute une dose de piment supplémentaire à une intrigue déjà bien corsée.

Gomorra, la meilleure série sur la mafia de tous les temps ?

Si Les Soprano aura toujours une place privilégiée dans notre coeur, la série italienne l’égale, voire la surclasse, en de nombreux points. À commencer par la narration, véritable atout de Gomorra qui ne laisse aucune chance au temps mort de s’immiscer. Même les rares moments de respiration ne font qu’accentuer la tension exacerbée du show. À cela s’ajoute des dialogues bruts de pomme succulents, une écriture très intelligemment construite et, surtout, un casting aux petits oignons. Un des plus charismatiques du petit écran. Mention spéciale bien évidemment pour Ciro, vieux roublard aussi attachant que méprisable, parfaitement incarné par l’acteur italien Marco d’Amore. À ses côtés, les autres comédiens, moins envoûtants mais tout aussi justes, y sont également pour beaucoup dans la fascination qu’opère sur nous Gomorra à chaque épisode.

Résultat : une fois n’est pas coutume, au bout du tunnel, on est sur le cul. Bouche bée et le palpitant en roue libre. Désespérés également. Désespérés de s’apercevoir qu’il va falloir attendre près d’une année avant de connaître la suite…

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