[Critique Série] Kingdom – saisons 1 à 3

[Critique Série] Kingdom – saisons 1 à 3

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Découverte sur le tard, nous n’attendions de la série créée par Byron Balasco qu’un simple show décérébré centré sur le MMA. Une fiction où l’acteur charismatique Frank Grillo mettrait une raclée à ses adversaires à grands coups d’uppercuts et de front kicks. En clair, nous étions partis pour mater un divertissement pop-corn régressif. Nous sommes revenus de l’expérience Kingdom les larmes aux yeux et des frissons plein le corps.

Le pitch : Venice, Californie. La salle d’entraînement d’Alvey Kulina est en danger. Si cet ancien champion ne recrute pas rapidement de nouveaux membres pour son club de MMA, il devra mettre la clef sous la porte. La victoire étant la meilleure des publicités, Alvey entraîne donc son fils cadet, le timide Nate, pour un prochain combat prestigieux. Sa préparation est toutefois perturbée par le retour de Ryan, son ancien protégé qui sort tout juste de prison. Aujourd’hui débarrassé de ses addictions, celui-ci veut reprendre la compétition. C’est alors qu’il va découvrir que Lisa, son ex, vit maintenant avec Alvey…

Kingdom, une série coup de poing, mais pas comme vous l’entendez…

Si This is us se positionne clairement comme une fiction dramatique tire-larmes, c’est moins flagrant de prime abord avec Kingdom qui, elle, respire bon la testostérone et la sueur. Et puis, sans crier gare, les premiers épisodes de mise en bouche passés, le drame s’installe. Pas doucement pour respecter notre petit coeur tendre mais, à l’image du MMA, de manière cash, brutale. Sans aucun tir de sommation, on se retrouve pris au piège dans la cage, acculés de tous les côtés par les démons qui hantent chaque protagoniste. Car s’il y a bien une chose que le créateur de la série Byron Balasco sait faire, c’est nous plonger dans la noirceur de ses personnages, nous faire prendre conscience qu’aucune échappatoire ne va leur être offerte. Et c’est exactement ce qu’il se passe durant trois saisons aussi intenses que bouleversantes.

Au fil de ce parcours du combattant sans concession, Kingdom apparaît comme un drame poignant aussi subtil que brutal, captivant, suffocant par moments, que nous n’avions pas du tout vu venir. Une énorme claque portée par un casting excellent (quelle performance de Jonathan Tucker alias Jay) et une réalisation au top niveau. Dès lors, difficile de ne pas regretter plus amèrement encore l’arrêt définitif de la série après trois saisons de bons et loyaux services. Pour sûr, la famille Kulina va sacrément nous manquer !

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