[Critique Série] Preacher – Saison 2

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Après 13 épisodes, Jesse Custer, Cassidy et Tulip s’offrent une petite pause avant le retour de Preacher pour une troisième saison dans les prochains mois. Mais ce repos est-il véritablement mérité ?

En tant que fans des comics, vous vous en doutez, nos attentes étaient assez élevées quant à l’adaptation en série de Preacher. L’oeuvre du scénariste britannique Garth Ennis est tellement barrée et irrévérencieuse que nous nous demandions comment Seth Rogen et Evan Goldberg allaient pouvoir transposer ce torrent permanent de sang et d’insultes sur le petit écran. Force est de reconnaître qu’avec la première saison, ils s’en sont honorablement sortis. Leur restait désormais le plus dur : réussir l’épreuve de la deuxième saison, défi à haut risque sur lequel de nombreuses séries butent par maladresse ou, pire, fainéantise. Preacher appartient-il à cette catégorie ou, au contraire, relève-t-il ce nouveau challenge avec les honneurs ? Les deux à la fois…

Avec cette saison 2, Preacher confirme sa légitimité mais inquiète quant à sa pérennité

La série Preacher peut-elle tenir sur la longueur ? En un sens, oui. Le show est tellement lent, il se passe si peu de choses en 13 épisodes qu’au final l’intrigue peut encore durer une dizaine de saisons. En revanche, si cela est le souhait de Seth Rogen et Evan Goldberg, les fans risquent de faire la moue. Et pour cause : les personnages ont beau être hauts en couleur, leurs interprètes charismatiques, la mise en scène au-dessus de la moyenne et certaines séquences jouissives à souhait, étirer l’intrigue au maximum n’aura que pour seule et unique destinée la lassitude. Un manque d’intérêt croissant qui se fait déjà ressentir avec cette deuxième saison.

Si chaque épisode se regarde avec un plaisir certain, au bout du compte, quand vient l’heure du bilan, de peser le pour et le contre, un constat saute aux yeux : hormis quatre ou cinq séquences absolument divines (l’affrontement avec The Saint of Killers, la découverte du Messie…), il n’y a pas grand chose de concret à retenir des 13 épisodes. C’est certes bien écrit et intelligemment orchestré à l’écran, mais dans l’ensemble, à l’image des personnages dans leur appartement miteux, ça tourne en rond.

Dès lors, que peuvent faire Seth Rogen et Evan Goldberg pour pallier à ce désagrément ? Lâcher les chiens. Ne plus être sur la retenue de peur, peut-être, de se faire taper sur les doigts par AMC. Plonger tête la première dans l’univers mature et grossier du britannique Garth Ennis. Multiplier les séquences chocs à chaque nouvelle épisode et atteindre un niveau de folie encore jamais égaler lors du season finale qui a pour l’instant plutôt tendance à être mou du genou. Ainsi, Preacher deviendrait la grande série qu’elle mérite et surtout qu’elle peut être. Seth Rogen, Evan Goldberg, Dieu, si vous nous entendez…

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