[Critique Série] Prison Break – Saison 5

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Aux États-Unis, cette cinquième saison de « Prison Break », ressuscitée d’entre les morts après que ses deux têtes d’affiche aient de nouveau le vent en poupe grâce à la série « Flash », fait un flop. Eh bien laissez-nous vous dire qu’après avoir regardé deux épisodes sur les huit prévus, on comprend parfaitement ce non-engouement américain.

En 2005, le monde entier avait les yeux rivés sur les aventures de Michael Scofield, génie entièrement tatoué qui se faisait incarcérer pour faire évader son frère aîné. La saison 1 de « Prison Break » fut pour beaucoup l’une des expériences les plus jouissives du petit écran. Puis vint le cas de la deuxième saison, puis de la troisième, puis de la quatrième. Quelle déception ! Quel gâchis ! À trop vouloir en faire, les scénaristes ont fini par tuer dans l’oeuf un concept pourtant génial. Et, alors que nous pensions en avoir terminé avec Michael Scofield et ses acolytes, voilà qu’ils débarquent huit années plus tard dans une cinquième saison qui, d’après les dires des créateurs, renoue avec l’esprit et l’intensité de la première saison. Ouh les menteurs !

« Prison Break », le retour inutile d’une série catastrophique sur la longueur

Dès les premières minutes, quelque chose cloche. Est-ce le jeu catastrophique des acteurs qui nous donne cette impression ? Ou alors la mise en scène qui n’a pas évolué depuis 10 ans ? Difficile à dire. Et pourtant, on sent clairement qu’il y a anguille sous roche. Puis, pas le temps de se poser mille questions supplémentaires, nous voilà propulsés dans un pays musulman où il est question de DAESH. Arrive ensuite la fin de l’épisode et l’apparition de Michael Scofield dans une prison de haute sécurité. Il n’est donc pas mort mais de nouveau en prison. Ah oui, on allait oublier de vous dire qu’il ne s’appelle pas (ou plus) Michael et qu’il ne semble pas reconnaître son frère Lincoln. Fin du premier épisode… Et, avec cette sombre histoire de complot tirée par les cheveux et ce parallèle avec l’état islamique aussi tordu qu’opportuniste, le deuxième épisode n’est guère plus réjouissant.

Comment avons-nous pu être aussi utopistes ? Comment avons-nous pu croire au renouveau d’une série qui nous a jadis tant déçus ? Quels beaux candides nous sommes. Malgré tout ce que les showrunners peuvent essayer de nous faire gober, « Prison Break » n’a pas changé d’un iota. Triste désillusion.

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