[Critique Série] The Punisher – Saison 1

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Après avoir rejoint Matt Murdock dans la saison 2 de Daredevil, Frank Castle, alias The Punisher, est de retour dans sa propre série. Un show captivant, violent, barbare et, plus surprenant, touchant.

Un ouvrier s’acharne avec une masse sur un mur. Jour et nuit. Sans répit. Il s’évertue à détruire un à un les pans de cet immeuble jusqu’à ce que ses muscles endoloris, meurtris par un effort physique intense, lui fassent oublier son infinie tristesse. Et fassent s’évaporer cette rage qui l’anime et le consume depuis le massacre de sa femme et de ses deux enfants quelques mois plus tôt. Des meurtres qui le poussèrent à démarrer une vendetta sanglante à travers les États-Unis et le Mexique. Sa tâche est-elle aujourd’hui achevée ? Il le pensait. Mais l’Hydre possède encore quelques têtes à couper. Dès qu’il l’apprend, Frank Castle, accompagné d’un mystérieux hacker, redevient un foudre de guerre sans pitié. Que la chasse commence.

The Punisher, une série sombre dans la forme, parfois douteuse dans le fond

Si la série Netflix est avant tout un immense défouloir dans lequel Jon Bernthal électrise chaque séquence par son charisme bestial, le show de Steve Lightfoot est également une réflexion pertinente sur la condition de soldat. Et plus précisément la désillusion qui touche une majorité de celles et ceux qui reviennent du front et qui se sentent abandonnés, trahis par une nation qui les méprise en les ignorant, en les faisant redevenir simple citoyen alors qu’ils ont servi leur pays. C’est précisément ce sentiment de négligence à leur égard, de mépris, qui poussent certaines âmes fragilisées par un trop-plein de guerre à devenir des tueurs, des terroristes. C’est ce qui rend l’un des « bad guys » de la série Netflix aussi intéressant, malgré le côté anecdotique de ses interventions.

En revanche, là où le bat blesse, c’est cette plaidoirie permanente en faveur du port d’arme aux États-Unis. Notamment à travers le personnage de la journaliste, et amie de Matt Murdock, Karen Page. Dans un pays où les victimes par armes à feu se comptent par milliers chaque année, comment peut-on choisir d’en justifier l’utilité dans une série regardée par des millions de personnes, et notamment des jeunes ? Impensable. Et pourtant, patriotique jusqu’à l’excès, The Punisher en fait constamment l’apologie allant jusqu’à resservir cet argument désuet : le problème n’est pas les armes, mais ceux qui les tiennent. Mouais…

The Punisher, un bain de sang grandiloquent

En revanche, si on s’intéresse uniquement à l’aspect divertissant de la série de Steve Lightfood, The Punisher remplit parfaitement son rôle. Le show oscille habillement entre carnages intenses et moments de respiration attendrissants, tout en installant une histoire qui, pour une fois dans un show Marvel, tient un minimum la route. Certes c’est extrêmement violent diront certains, mais The Punisher n’est pas connu pour sa tendresse envers ses ennemis. Et la confrontation entre ses deux principaux adversaires, crescendo sanglant allant jusqu’à des scènes de tortures d’une brutalité déstabilisante, est jouissive à souhait. À condition de ne pas tourner de l’oeil à la moindre goutte d’hémoglobine à l’écran…

The Punisher, une série coup de poing qui ravira les amateurs de castagnes et de gunfights étourdissants. Un grand show dans la lignée de John Wick.

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