[Critique Série] The Sinner – Saison 1

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Inutile de chercher midi à quatorze heures, si The Sinner a autant fait parler d’elle bien avant sa diffusion, c’est grâce à la présence de Jessica Biel, actrice incontournable pour toute une génération, disparu des écrans radar depuis une poignée d’années. La série de Derek Simonds doit-elle en revanche se résumer uniquement au come-back de l’ancienne star de Sept à la maison ? Oh que non !

En apparence, Cora Tannetti (Jessica Biel) a tout pour être heureuse : un mari aimant, un enfant adorable, un métier qui paie les factures et une belle-famille attentionnée quoiqu’un peu envahissante. Rien ne semblait donc annoncer le meurtre, sauvage, éclair, commis sur une plage par cette mère de famille. Alors qu’elle plaide immédiatement coupable, un flic obstiné décide d’enquêter sur les réelles motivations de Cora.

The Sinner, un polar délicieusement noir

Amateur d’intrigues policières atypiques, la série avec Jessica Biel devrait vous ravir. Et pour cause : la séquence suffocante du meurtre passée, Derek Simonds nous plonge dans un univers glauque dans lequel on avance à tâtons de révélation sordide en révélation obscène. Cora a beau ressembler à la femme moyenne parfaite, elle cache de lourds secrets. Enfance à la dure auprès de parents pratiquants, soeur malade dès la naissance, culpabilisation et humiliation permanentes, tentative d’émancipation ratée… La vie laisse parfois des traces indélébiles au sein de notre esprit. Et on a beau essayer de les oublier, elles resurgiront tôt ou tard. Un constat douloureux auquel Cora ne peut malheureusement échapper. Et cela, malgré ses nombreuses tentatives, comme fonder une famille pour essayer de passer à autre chose.

Commence dès lors, avec l’aide d’Harry Ambrose, policier têtu incarné à la perfection par Bill Pullman, et une flopée de spécialistes, un jeu du chat et de la souris avec les souvenirs de Cora. Un exercice éreintant pour la jeune mère de famille et fascinant pour les spectateurs, qui se transforment volontiers en Sherlock Holmes amateur pour l’occasion. En résulte une première saison de haute volée, une fiction passionnante qui distille intelligemment ses twists narratifs.

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