[Critique] Taxi 5, film de Franck Gastambide

[Critique] Taxi 5, film de Franck Gastambide

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Onze années après un catastrophique quatrième volet, Luc Besson tente de remettre une des franchises françaises les plus cultes du 20e siècle au goût du jour. Nous voici donc devant Taxi 5, une comédie d’action bancale et sans saveur dirigée fébrilement par un Franck Gastambide qu’on connaissait plus dynamique. Et plus inspiré…

Le scénario du film Taxi 5

Sylvain Marot, super flic parisien et pilote d’exception, est muté contre son gré à la Police Municipale de Marseille. L’ex-commissaire Gibert, devenu Maire de la ville et au plus bas dans les sondages, va alors lui confier la mission de stopper le redoutable « Gang des Italiens », qui écume des bijouteries à l’aide de puissantes Ferrari. Mais pour y parvenir, Marot n’aura pas d’autre choix que de collaborer avec le petit-neveu du célèbre Daniel, Eddy Maklouf, le pire chauffeur VTC de Marseille, mais le seul à pouvoir récupérer le légendaire TAXI blanc.

Taxi 5, une comédie d’action d’une médiocrité consternante

Ce n’est plus une surprise, Luc Besson transforme en excrément tout ce qu’il touche avec ses patoches. Ainsi, comment avons-nous pu croire un seul instant que ce Taxi 5 allait être un bon film ? Et cela, malgré la présence de Franck Gastambide devant et derrière la caméra, encore une fois accompagné de sa fidèle bande de bras cassés. Comment avons-nous pu croire une telle sornette ? Mais rassurez-vous, nous sommes vite redescendus sur Terre. Dès les 10 premières minutes pour être précis.

Qu’est-ce qui ne fonctionne pas avec ce Taxi 5 ? Sans tomber dans la critique facile, à peu près tout. Déjà, c’est extrêmement mal filmé. Avec un tel budget, impossible a priori de tomber nez à nez avec un long métrage cadré et découpé avec les pieds comme Plus belle la vie et Demain nous appartient avec Lorie. Détrompez-vous… C’est le cas durant la totalité du film. Notamment avec des raccords catastrophiques entre certains plans. Quelqu’un a-t-il regardé le film en post-prod ou un excès de confiance a-t-il empêché l’équipe de se remettre en question ? Le doute plane… Ensuite ? Les personnages sont mal écrits et les acteurs de surcroît mal dirigés. Dès lors, impossible de s’attacher voire d’éprouver la moindre émotion envers ne serait-ce qu’un seul d’entre eux. Le pompon revenant à ce pauvre Salvatore Esposito (Gomorra), cantonné à faire les gros yeux à chacune de ses apparitions. Navrant.

Il est où le Taxi, il est oùùù ???

Bon, ok, l’histoire est nulle et le casting déçoit constamment. Mais on peut quand même se régaler avec des séquences de courses-poursuites complètement folles, non ? Arrêtons de croire au père Noël. Même si on peut sourire à une ou deux reprises, Taxi 5 est un désastre sur toute la ligne. Point barre. Pas d’échappatoire possible. Donc on prend son mal en patience et on souffre durant 105 minutes. Et on vomit face au désastre des séquences où la célèbre Peugeot est présente.

Résultat des courses : même si on ne s’attendait pas à un chef-d’oeuvre, se fendre la poire devant un bon divertissement était la moindre des choses. Ce n’est malheureusement pas le cas. Taxi 5 est une ode à la pantouflerie permanente, la preuve que l’humour de Franck Gastambide, pourtant convaincant dans Les Kaïra et Pattaya, ne peut être recyclé ad vitam aeternam.

Bande-annonce du film Taxi 5

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