[Critique Série] The End of the fucking world sur Netflix

[Critique Série] The End of the fucking world sur Netflix

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Dans la catégorie des séries qu’on n’attendait pas du tout et qui nous laissent KO à la fin de la projection, nous demandons The End of the fucking world. Bonne pioche ! La nouvelle création Channel 4, disponible sur Netflix, est un véritable ovni. Un road movie délirant et grinçant dont le seul défaut est d’être bien trop court.

Glauque et déjantée, douce et amère… Durant huit épisodes de 20 minutes, Charlie Covell nous entraîne sur les traces de deux tendres fêlés. Le premier, James, est un adolescent torturé qui pense dur comme fer être un psychopathe. Tuer quelqu’un est pour lui la seule façon louable de le vérifier. La seconde, Alyssa, est une jeune fille effrontée qui ne supporte pas le monde dans lequel elle vit. Leur rencontre va leur permettre d’envoyer paître les parasites qui composent leur quotidien. Débute alors une course contre la montre entre d’un côté leurs pulsions et de l’autre les autorités qui se lancent à leur poursuite.

The End of the fucking world, une pépite inattendue, fascinante et piquante

Avec cette série, Charlie Covell a trouvé le juste milieu entre malaise et tendresse. La gène de certaines séquences va ainsi de pair avec la compassion ressentie pour ces deux déçus de la vie. Deux âmes paumées dans une société qui rejette les différences et, pire, semble prendre un malin à maintenir les clivages entre les individus à son plus haut niveau. The End of the fucking world sonne ainsi tristement vraie à chaque épisode. Dès les premières images, on se prend d’affection pour James et Alyssa. On comprend ce mal-être qui les ronge et cette incompréhension qui les anime. La faute, sans doute, à une sensibilité exacerbée combinée à une empathie proche de zéro. En même temps, au vu et au su des situations qu’ils traversent depuis que cet enfoiré de Créateur les a balancés sur Terre, comment leur en vouloir ? Alors oui, pénalement, James et Alyssa risquent gros. Mais avec cette folle aventure pince sans rire délicieusement  dopée à l’humour noir, ils ne se sont jamais senti aussi vivant.

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