« Les crapauds fous », la liberté d’esprit à l’heure nazie

« Les crapauds fous », la liberté d’esprit à l’heure nazie

« Non à l’argent », chamailleries pécuniaires au Théâtre des Variétés
« CABARET MAI 68 », Barbier et sa joyeuse clique nous font voir rouge au Théâtre de Poche !
Ludwig, ou les joies pures de la jeune création théâtrale !

Devant cette comédie d’aventure inventive, la salle pleine à craquer du théâtre est parcourue de rires et d’émotion. Le récit passionnant, inspiré d’une histoire vraie, est le prétexte à tous les jeux scéniques via les décors, l’élasticité du temps et la vingtaine de personnages.

Une pièce pétillante qui use avec habilité des codes de notre pop culture.

C’est incroyable, mais l’histoire de ces deux médecins polonais durant la Seconde Guerre mondiale, est tout à fait vraie. Avec inventivité, et en prenant des risques vertigineux, Eugène et Stanislaw sauvèrent via un stratagème dont nous ne dévoilerons pas le secret, des milliers de vies, en empêchant les déportations des habitants de leur village. Dans les années 1990 à New-York, la petite fille de l’un rend visite à l’autre. Un voyage dans le temps moderne, gai et ludique s’offre aux spectateurs, conquis, d’un irrévérencieux « give me five » avec Hitler à un voyage dans le temps où les personnages de deux époques se répondent… On aime la transformation habile et maline des décors, et la chorégraphie au cordeau qui fait de cette pièce un entraînant « balet » de situations inventives, cocasses et parfois dramatiques. On est tout à fait emportés par l’énergie qui se dégage de toutes ces scènes désopilantes, sur fond d’un pastiche de la guerre angoissante. En un clin d’oeil, le bar new-yorkais se transforme en cabinet médical, et les personnages valsent au grès des souvenirs. A noter des arrêts sur image surprenants, entre deux temps, où un même personnage âgé côtoie celui qu’il fût durant la guerre. On s’attache aux deux personnages principaux charmants, ces deux crapauds fous, aussi tendres que loufoques, forts de leur espérance et de leur liberté de penser. La pièce reprenant les codes de notre époque, le spectateur s’identifie aisément à ces deux jeunes médecins, au départ insouciants. Et nous, comment aurions-nous agi durant la seconde guerre mondiale ? « Les crapauds fous » est une pièce aussi douce qu’hilarante, aussi loufoque que dramatique, un mélange des genres rafraichissant et salué par les applaudissements nourris de la jolie salle du Théâtre des Béliers Parisiens.

Chorégraphe : Reda Bendahou
Scénographe : Hélie Chomiac
Compositeur : Simon Meuret

Auteur : Mélody Mourey
Artistes (en alternance) : Benjamin Arba, Merryl Beaudonnet, Constance Carrelet, Hélie Chomiac, Gaël Cottat, Rémi Couturier, Charlie Fargialla, Tadrina Hocking, Damien Jouillerot, Blaise le Boulanger, Claire-Lise Lecerf, Christian Pélissier, Frédéric Imberty
Metteur en scène : Mélody Mourey

Informations pratiques : la pièce « Les crapauds fous » se joue jusqu’au 30/09/2018 au Théâtre des Béliers Parisiens, du mardi au dimanche, 14 bis rue Sainte Isaure dans le dix-huitième arrondissement de Paris.

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0