Palais de Tokyo : les expositions du 21/10/2015 au 10/01/2016

Palais de Tokyo : les expositions du 21/10/2015 au 10/01/2016

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Musée contemporain niché au cœur de Paris pour lequel nous vouons une passion inébranlable depuis de nombreuses années, le Palais de Tokyo a rouvert ses portes le 21 octobre dernier après une poignée de semaines interminables. Les raisons de sa fermeture : la mise en place des nouvelles expositions à découvrir jusqu’au 10 janvier 2016. Ni une, ni deux, mon amie et moi-même décidons d’aller admirer les nouvelles pépites de ce lieu magique, qui a le mérite de rester ouvert très tard la plupart des soirs – pratique lorsque les horaires de travail ne sont pas 9h/17h mais plutôt 10h/19h30. Voici le récit de nos aventures.

Après une courte attente pour décrocher le précieux sésame, une première surprise se dresse sur notre route. La marque Olympus met à disposition des visiteurs des appareils photos. Et ce, de manière 100% gratuite. N’y connaissant rien à la photographie mais sans nous démonter face aux questions du personnel présent à l’accueil, nous choisissons tout naturellement un appareil photo de professionnel. Nous nous éloignons pour tester la bête à l’abri des regards et, après plusieurs tentatives infructueuses, revenons penauds à l’accueil pour changer de modèle. L’égo au plus bas, nous démarrons (enfin) notre parcours.

L’artiste le plus mégalo que la terre ait engendré

La première salle dans laquelle nous pénétrons est plongée dans le noir. Seules les lumières des téléviseurs posés au sol et des deux écrans géants permettent de ne pas écraser les visiteurs assis par terre. Ils sont, vraisemblablement, subjugués par ce qui se déroule devant leurs yeux. L’artiste et poète américain John Giorno s’adresse à nous, fait quelques blagues… bref il fait le show. Après de longues minutes à essayer de comprendre, en vain, son intention, nous changeons d’espace. La pièce est cette fois inondée de couleurs. Du rouge, du jaune, du vert, du bleu… les murs du Palais de Tokyo dévoilent un arc-en-ciel de couleurs vives. En s’approchant, nous remarquons qu’il s’agit de journaux parlant de John Giorno ou des membres de sa famille. Au milieu de la pièce, plusieurs tables. D’énormes classeurs, chacun avec une année inscrite dessus. A l’intérieur, à nouveau des articles de presse. On passe d’un dossier à l’autre avec une certaine fascination pour cette pulsion de classement qui s’en dégage. Le type est aussi mégalo que maniaque… Pièce suivante, des tranches de vie du poète seul ou avec ses amis. Sur écran géant, son sexe nous surveille dans la pénombre. On commence à se dire que le type est clairement dingo mais son travail reste hypnotique. Jusqu’à la sortie – nous n’allons pas tout vous dévoiler non plus ! – nous nous aventurons un peu plus profondément dans l’esprit de John Giorno, avec cette impression déstabilisante de le connaître. Après une petite pause pipi, place à l’exposition suivante !

Exposition 2015/2016 Palais de Tokyo

Le monde Olympus

A l’étage, nous découvrons la scénographie de la marque Olympus. Bon, elle se met clairement en avant et vante les mérites de ses produits, mais dans l’ensemble l’expérience ne dénature pas l’atmosphère si particulière du Palais de Tokyo. La flore est à l’honneur dans un coin de la salle avec une armada d’appareils permettant de l’observer au plus près. A l’opposé, un vernissage est organisé. Sensation étrange, nous mettons dix bonnes minutes à savoir si les personnes présentes sont des acteurs ou de « vraies personnes ». Sans doute la faute aux tenues surréalistes portées par chacun… Après la dégustation d’un petit cocktail gentiment offert, nous décidons de nous éclipser. Après tout, nous sommes venus ici pour illuminer nos yeux d’enfants et non jouer au faux riche branchouille…

 

Exposition au Palais de Tokyo à Paris

L’Islande et ses bizarreries

Nouvel artiste mis en scène, l’Islandais Ragnar Kjartansson. Au sous-sol, fausse banquise, fausse ville aux airs de far west mais vraies tranches de vie sur écrans géants – dont une scène de sexe particulièrement déstabilisante lorsque l’on se retrouve à côté de plusieurs visiteurs. Ragnar Kjartansson a un univers très particulier. L’atmosphère froide des lieux contraste avec l’aspect chaleureux des images projetées sur les différents écrans. Immédiatement après, Mélanie Matranga et Mathis Colins prennent la relève. La première est française et nous embarque dans un lieu chaleureux – sa maison ? – baigné de lumière. Ici, on déambule entre d’imposantes « boules de lumière », on s’assoit sur un canapé pour y regarder la télé, on écoute de la musique ou on surveille des enfants invisibles qui regardent des dessins animés bien visibles. Le deuxième artiste, Mathis Colins, semble bien aimer ce doux breuvage que l’on nomme alcool. Nous n’en dirons pas plus… Avant de poursuivre, nous nous arrêtons, hypnotisés, devant cinq écrans où un homme se fait postillonner au visage par… sa mère. L’humanité va mal mes amis, l’humanité va mal !

 

Palais de Tokyo Expositions 2015/2016

Vous reprendrez bien un peu d’Olympus avant de partir ?

Dernier passage par la case Olympus avec plusieurs attractions jouant avec la perspective et les lumières. C’est sympa, ludique et interactif. Tout ce qu’il faut pour finir l’aventure sur une touche de légèreté. Cerise sur le gâteau, deux grandes imprimantes photos vous attentent à la sortie de l’exposition. Leur but : immortaliser quelques-unes des photos souvenirs prises avec l’appareil numérique – sponsored by Olympus.

Après 3 heures passées à déambuler parmi les créations d’artistes, tous plus décalés les uns que les autres, nous repartons du Palais de Tokyo les jambes fatiguées, le ventre creux et la sensation d’avoir, encore une fois, fait le bon choix ce soir.

 

Paris Palais de Tokyo Expositions

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