« Rien ne saurait me manquer », la génération Y à l’honneur au théâtre !

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 La Cie Avant l’Aube nous avait régalés avec Boy’s don’t cry sur la question du genre au Festival d’Avignon été 2017. Cette fois-ci, c’est à toute une génération que s’adresse habilement le collectif d’artistes, mêlant créativité, idéaux et sujets de société.

« On vous parle d’un temps que les plus de trente ans ne peuvent pas connaître »

Ils ont entre 25 et 30 ans et appartiennent – malgré eux – à ce que les observateurs les plus aguerris nomment la génération Y. Ils sont nés à l’aube de la révolution numérique, sur les décombres des idéaux politiques, religieux et mercantiles de leurs parents. Et ils n’ont pas l’intention de renoncer, même s’ils ne savent pas encore très bien à quoi. (Source : Dossier de Presse) 
 « Rien ne saurait me manquer » est une pièce portée par trois comédiens qui distribuent des clins d’oeil hilarants à notre pop-culture. C’est au Théâtre de la Reine Blanche que nous avons découvert ce spectacle le WE dernier. Au départ, les 3 comédiens sont parés de collant noir sur tout le corps. Puis ils se libèrent la tête, et prennent place dans le studio d’une radio rappelant France Inter. La génération internet, la révolution smartphone, le choc du 11/09/2011…Les 25-30 ans (voir les 15-34 ans selon les sociologues) ont en commun tous ces repères qui font du sens, cette pop culture qui s’accélère à l’heure où toute une génération s’amuse dans le même élan, des lolcat’s comme du discours de Marion Cotillard, ou comme de la phobie administrative du politicien Thomas Thévenoud. Sacrant une nouvelle ère où l’on devient « connu », ni pour ses talents ou ses médailles d’honneur, mais pour avoir rassemblé dans le rire cette « start-up génération ». Au-delà de son propos rassembleur et porteur de sens, cette pièce est un moment de pur bonheur, osé et amusant, où tout est permis. Ludique, le spectacle se fait aussi léger qu’inventif.  On adore ce spectacle malicieux qui nous fait rire, mais aussi réfléchir… Oui, la Cie Avant l’Aube fait partie des jeunes pousses théâtrales qu’il est important de suivre et encourager. On ne regrette qu’une chose : ne pas pouvoir retourner voir cette nouvelle pépite théâtrale ce soir !

 

Texte : Agathe Charnet

Mise en scène : Maya Ernest assistée de Julie Ohnimus

Création musicale : Augustin Charnet

Avec : Vincent Calas, Agathe Charnet et Lillah Vial

Durée : 1h15

Crédit photo : Nicolas Pintea

Informations pratiques : « Rien ne saurait me manquer » se termine ce soir au théâtre de la reine blanche. Spectacle à suivre…

 

CRÉATIONS de la Cie Avant l’Aube

Fondé en 2014, Avant l’Aube est un collectif d’artistes qui travaille sur les questions du genre, du désir et de la jeune génération.  

– L’ÂGE LIBRE, écriture collective au féminin d’après Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes, mise en scène Maya Ernest 
(Prix national de la jeune création étudiante 2015, Prix du Jury du festival A Contre Sens, Avignon OFF 2016- et 2018, tournée nationale)
– GROUND ZERO, écriture collective au féminin inspiré par Les Années d’Annie Ernaux, mise en scène Maya Ernest (Festival d’Avignon OFF 2017 – Festival Les Floréales)
– BOYS DONT CRY, de Jean Gabriel Vidal Vandroy, réflexion sur la masculinité, mise en scène Maya Ernest (Festival d’Avignon OFF 2017)
– JE SUIS SORCIÈRE, d’Agathe Charnet, mise en scène Maya Ernest et Lucie Leclerc (production franco-guinéenne créé au Festival l’Univers des Mots 2017 à Conakry, Guinée)
 

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