Je ne serais plus jamais vieille de Fabienne Périneau

Je ne serais plus jamais vieille de Fabienne Périneau

[Avignon Off] : « Poil à gratter » ou les sourcils majestueux de la misère
[Théâtre] La Femme rompue avec Josiane Balasko – Théâtre Hébertot
Un « Fin de Partie » poignant à l’Essaion, avec le troublant Philippe Catoire et le profond Jérôme Keen

Monologue de plus d’une heure heure interprété par la comédienne Christine Citti, on ne peut que saluer sa performance tant sur le plan quantitatif que qualitatif. Mise en scène minimaliste où sur les planches ne trônent qu’un rocking-chair en bois et le talent de l’actrice. Tantôt femme battue, femme de ménage et homme dominant, les voix se font violentes, tristes ou apeurées. La pièce écrite en 2014, raconte comment le harcèlement moral au sein d’un couple marié peut détruire sans que quiconque ne s’en aperçoivent : Adèle et Guillaume, la petite quarantaine, architectes de métiers, tous les deux capables de cacher, d’occulter la vérité aux autres comme à eux-mêmes. Une simplicité des mots, des jeux de constructions de phrases, une occupation de la scène réduite et pourtant le cœur est là. Le spectateur entre empathie pour la femme laissée seule et dégout pour l’homme abusif se laisse prendre au jeu et finit par croire en une fin meilleure. Puissance des mots et du sexe, Adèle se laisse faire puisque « Guillaume l’aime – On ne peut rien contre l’amour » dit-elle. Vieille, la voici presque morte, agonisante. Elle renait sous cette écriture parfaitement calibrée de Fabienne Périneau.

je ne serais plus jamais vieille théâtre des mathurins paris la critiquerie 2014

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0